La relation d'aide

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La relation d'aide

Message  Admin le Mer 1 Avr - 19:04

Notes sur la relation d'aide (en parallèle au powerpoint) :

Introduction : Elle représente un soin complexe dont la finalité est l'aide.
La relation d'aide est une approche humaniste du soin. La difficulté est de
gérer les transferts et la difficulté émotionnelle des soins.

1 : Approche sociologique :
"Certaine image faite de contact, de chaleur, de conflits en tout cas de
rencontre s'impose en opposition à la technique, à la matière". En
sociologie, la relation est reconnue comme un processus événementiel et de
négociation face à une histoire singulière par le biais de l'observation
participante et de l'entretien.

2 : Aspects réglementaires et conceptuels :

La relation d'aide ne représente qu'une part invisible de l'activité
infirmière car l'aide n'est pas délimitée dans un champ relationnel. L'aide
n'est pas quantifiable, rationnelle.
Relayé dans le décret de 2002

3 : Comment définir la relation d'aide :

La relation d'aide consiste en une interaction particulière entre deux
personnes, chacune contribuant personnellement à la recherche et à la
satisfaction d'un besoin d'aide présent chez le patient (ou aidé). Cela
suppose que l'infirmière adopte une façon d'être et de communiquer en
fonction des buts poursuivis liés à la demande du bénéficiaire et à la
compréhension que la professionnelle possède son rôle.
La relation d'aide s'inscrit dans la réflexion clinique infirmière ; c'est
l'accompagnement de l'aidé qui en mobilisant lui-même ses ressources doit
retrouver la solution. La relation est réfléchie et professionnelle, elle est
à différencier d'autres aspects de la relation soignant-soigné.

Autres aspects :
Relation de civilité
Relation fonctionnelle : recueil de données
Relation de soutien spontanée

Cette relation d'aide nécessite :
Le positionnement de l'infirmier dans son rôle propre
Des compétences et de l'expérience
Elle apporte un changement, un mieux-être, une adaptation à l'aidé par ce
processus relationnel qui est la synthèse de deux autres processus : la prise
de conscience de soi et l'entretien. Accompagnement de la personne aidée à
déterminer ses compétences, ses ressources, afin de développer des stratégies
d'adaptation efficaces.

4 : L'approche de Carl ROGERS :

Psychothérapeute américain du début du siècle dernier, lié au courant de la
psychologie humaine, et a beaucoup travaillé sur les entretiens et les
relations.
Relation centrée sur le sujet basée sur le non jugement et la non
directivité, pour considérer la situation telle qu'elle est vécue. Liée à un
comportement empreint de relations humaines ; c'est là l'expérience du sujet
qui lui sert de guide.

C.ROGERS et la reformulation :
Technique applicable aux soins
Permet de renvoyer à l'autre l'image de son propre discours
Vision humaniste et non directive
Ecoute et compréhension authentique

La relation d'aide est basée sur :
L'acceptation de l'autre
L'écoute
Les limites de notre role

5 : Les caractéristiques de la relation d'aide :
5.1 : Le contrat :

Recueil du consentement de la personne
Respect de la confidentialité
L'engagement et la confidentialité
Engagement et implication de la personne
Possibilité d'interruption
Intentionnalité clarifiée
Respect du cheminement de la personne
Respect de l'objectif de la personne
Assurance de non abandon

5.2 : Les 4 phases :

- La phase d'approche : basée sur l'écoute et l'observation
- La phase de collaboration et d'approfondissement
- La phase active : exploration des ressources et du cheminement de l'aide
- La conclusion : permet au soignant de résumer et de clarifier les
décisions prises par l'aidé : peut correspondre au mieux-être du patient

L'aidant : doit favoriser l'instauration d'un lieu d'échange.

6 : Les aptitudes et attitudes favorisantes

L'aptitude du soignant :
A travers sa propre connaissance et à la formalisation de ses ressources, de
ses limites, de ses difficultés et de la résonance de ses propres émotions.
Sens de la relation, réceptivité à l'autre, la perception, la communication
verbale et non verbale, la conduite d'entretien et le respect.

6.1 : Les attitudes facilitantes :

La compréhension empathique : capacité à s'immerger dans le monde subjectif
et de comprendre la perception du monde d'autrui. Attitude et non technique.
L'authenticité : accord avec soi même, être sincère.
L'écoute et l'observation : l'écoute constitue le préalable à une bonne
relation. Généralisable à l'ensemble des relations humaines. Ecoute
respectueuse sans interprétation ni jugement.
L'immédiateté : aptitude du soignant à décrire le moment présent dans les
messages délivrés par le soigné et cerner les difficultés de celui-ci.
Le respect chaleureux : accepter l'autre tel qu'il est, le reconnaître dans
sa singularité et favoriser la reconnaissance et la valorisation
Le reflet simple ou réitération : s'adresse au contenu de la communication.
Il est bref et consiste à relever un mot clé ou bien de reproduire les
dernières paroles de l'aidé.

La reformulation : ou reflet de sentiment
A pour but d'extraire le sentiment relié aux paroles et à le communiquer au
patient.
Les risques d'une mauvaise reformulation :
Elle ne doit pas être une répétition de ce qui vient d'être dit. Il y a une
nécéssité de chaleur humaine, faire appel à un sentiment sécurisant, elle ne
doit pas etre le renvoi des derniers mots de l'aidé ni se terminer par "et
alors".

Les points clés de la reformulation :
Etre attentif à l'aidé, au verbal autant qu'au non verbal
Etre communiquant (l'individu compte plus que la parole)
Avoir pour projet de comprendre et considérer l'écouté
Lui accorder qu'il a une raison à verbaliser ou à ses réactions
Etre pret à valider cette raison
L'aider à exprimer plus précisément
ENsuite et seulement ensuite apporter des informations
L'élucidation : relève des sentiments et des attitudes qui ne découlent pas
des paroles mais peuvent en etre déduites (proche de l'interprétation)

6.2 : Les techniques de communication

La spécificité : attitude par laquelle l'aidant se préoccupe de la clarté et
de la précision des échanges. L'aidé est encouragé à décrire, à préciser, à
utiliser le mot juste.
Le partage d'avis et d'informations : utilisation des compétences et de
connaissances de l'aidant dans le contenu des échanges.
La synthèse : relève les éléments essentiels en les reliant entre eux par le
biais chronologique.
La congruence : capacité à etre soi-meme, de prendre conscience de ce que
l'on est, et de vivre pleinement cette identité. Elle permet la rencontre
réelle avec l'autre. C'est le plein accord entre les paroles et la façon dont
elles sont exprimées.

6.3 : Autres techniques

Le feed-back : processus verbal et non verbal par lequel une perosnne informe
l'autre de se sperceptions et sentiments au sujet de ses comportements.
La révélation de soi : elle consiste pour l'aidant à informer l'autre de ses
perceptions, pensées, ressentis sans que cela intervienne dans la relation.
La confrontation : ensemble d'interventions actives visant à la réduction de
contradictions repérées dans la communication.
Le regard positif inconditionnel : attitude de respect et de confirmation de
la valeur de chacun. Respect des choix de la personne aidée, capacité à faire
confiance à l'autre. Regard positif bienveillant inconditionnel sur la
personne soignée.

Le counselling : Terme employé autant en hospitalier que dans le monde du
travail. Se définit comme l'accompagnement psychologique dans toutes les
sphères de la société. Dans le monde du travail, il représente l'alliance
caractérisée par la collaboration et l'accord mutuel face aux objectifs
communs. Dans le monde hospitalier : le patient est reconnu comme expert de
sa propre vie. La relation est un

accompagnement aux soins.

La supervision : nécessité pour le superviseur d'avoir suivi une formation,
et d'avoir pratiqué sur lui un travail de développement personnel basé sur la
connaissance/conscience de soi. Il doit maitriser les attitudes facilitantes
et la capacité d'analyse du processus relationnel.

La regle des trois P en supervision :
La permission : autorisation donnée à la personne supervisée d'exprimer son
ressenti au moment de la supervision en lien avec la situation clinique
décrite
La "puissance" : autorisation donnée à la personne supervisée de ressentir
car le pouvoir du superviseur est plus fort que les interdits engendrés par
la formulation, l'exercice professionnel.
La protection : la compétence du superviseur favorise la protection contre
les effets néfastes de l'expression des ressentis.

Le superviseur doit aider à vivre dans l'immédiat cette émotion et à réguler
le retour dans l'"ici et maintenant" afin de poursuivre une activité normale
après la supervision.
Le superviseur doit évaluer l'importance, la perception, le sens de l'émotion
vécue et vérifier les moyens dont dispose la personne supervisée, en dehors
de la supervision, pour faire face à ce qu'elle vient de vivre.

CONCLUSION :

La relation d'aide permet de donner tout son sens au role propre infirmier.
Le savoir, le savoir faire, le savoir etre conjugués de l'aidé et de l'aidant
facilitent l'expression d'un échange empreint d'acceptation et d'empathie.
C'est cette rencontre thérapeutique qui donne tout son aspect humaniste au
prendre soin dans la singularité des ressources et de leur compréhension
propres à chacun et a chacune.

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